Cahier des charges national National
  • Date de publication : 3 juin 2021
  • Date de début : 1 juin 2021
  • Date de fin : 30 juin 2022

L’origine du cahier des charges

L’épisode de gel est probablement la plus grande catastrophe agronomique du siècle.

Julien DENORMANDIE, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, propos tenus en avril 2021.

Le redoux climatique fin mars 2021 a accéléré la reprise de végétation à la sortie de l’hiver tandis que les gelées d’avril ont eu une intensité forte et répétée. Cet épisode de gel a entrainé une forte vulnérabilité des cultures et des dégâts notamment sur les filières du maraîchage, de la viticulture, de l’arboriculture, de l’horticulture et des grandes cultures.

Les impacts sont variés selon les filières, les territoires, les espèces cultivées et le mode de production (plein champ ou sous serre pour les secteurs du maraîchage et des pépinières).

Les conséquences sur les productions :

  • Le maraîchage : les cultures de plein champ et sous abri froid ont souffert :
    • Les cultures de plein champ ont gelé quasi entièrement dans certains bassins de production.
    • Les cultures sous abri froid ont souffert et les rendements et la qualité en sont affectés.
    • De nouveaux semis et/ou nouvelles plantations devront se mettre en place.
    • Le maraîchage sous abri chauffé a résisté, mais en consommant plus d’énergie.

  • La viticulture : des vignobles gelés entre 30 et 100 %
    • Selon les terroirs et les cépages, les dégâts sont plus ou moins marqués.
    • Malgré l’utilisation des systèmes de réchauffage de l’air, les vignes ont souffert.

Les rendements et la qualité vont être impactés et il est parfois difficile d’évaluer les interventions techniques adéquates à effectuer.

  • L’arboriculture : un impact marqué sur les fruits à noyaux, et des différences territoriales pour les fruits à pépin
    • Les vergers de cerisiers, abricotiers et pêchers ont été fortement touchés.
    • Les vergers du sud-ouest ont subi le gel sur quasiment toutes les espèces.
    • Les vergers de pommiers sont plus impactés dans les régions sud-est et sud-ouest, centre et nord que dans l’ouest (à date).

Dans le secteur de l’arboriculture fruitière, l’impact est double également : sur les rendements, la qualité. Les interventions techniques sont délicates et déterminantes sur la production 2022.

  • Pépinières : des dégâts contrastés
    • Les pépinières « hors-sol » peuvent avoir connu des gels de plantes lorsque les protections n’ont pas suffi à atténuer le froid.
    • Les pépinières de pleine-terre connaissent les mêmes dégâts que les cultures pérennes (vigne, fruitiers).

Dans ce secteur, les conséquences techniques sont importantes mais les ressources en matière de conseil devraient permettre de répondre aux besoins des chefs d’entreprises en revanche une remobilisation de ceux-ci est indispensable pour les accompagner à traverser cette période.

  • Grandes cultures : dégâts sur les betteraves, certaines céréales, le colza
    • Certaines cultures vont subir des baisses importantes de rendement et potentiellement de qualité.
    • D’autres vont devoir être retournées pour procéder à des nouveaux semis de printemps.
    • Le colza pourrait « se récupérer » mais avec une maturité plus hétérogène et plus tardive.